IMG 2714 La Soixante-dixième Session du Comité du programme du Haut  Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés  (HCR) se déroule à Genève du 7 au 11 octobre 2019. Notre pays est représenté, à cette réunion, par une délégation composée  de  l'Ambassadeur, Représentant, permanent auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Son Excellence Monsieur BAL Mohamed El Habib, Monsieur Mhamada MEIMOU,Président de la Commission nationale consultativechargée des réfugiés au Ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation,  Monsieur Ahemdy HAKI, Directeur des mauritaniens de l'étranger et des affaires consulaires au Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des mauritanies de l'extérieur et Madame Warda MOHAMED KHOUYE, Conseillère à la Mission permanente à Genève.

Notre délégation a participé au Segment de haut niveau et, au nom du Ministre de l'intérieur et de la Décentralisation, Monsieur Mhamada Meimou a prononcé le discours suivant:

  • Monsieur le Président
  • Monsieur le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs
  • Mesdames et messieurs

Permettez-moi tout d’abord de vous adresser mes vives félicitations au nom ma délégation à l’occasion de votre élection à la Présidence des travaux de la soixante dixième Session du Comité Exécutif du programme du Haut-Commissariat pour les Réfugiés.

Je voudrai ensuite réitérer l’attachement de mon pays au respect et à la garantie des droits fondamentaux de l’Homme conformément aux instruments juridiques internationaux pertinents auxquels notre gouvernement a souscrit. 

C’est dans ce cadre que plus de 56.000 réfugiés maliens ont trouvé assistance et protection au camp de Mbera à notre frontière sud-est avec le Mali et que près de 3000 refugies et demandeurs d’asile sont accueillis dans les centres urbains de Nouakchott et Nouadhibou.

 

Monsieur le Président

Mesdames Messieurs

Afin de garantir une autonomie progressive des réfugiés et la résilience des populations autochtones sur le moyen et long terme, notre gouvernement a inscrit son action dans le cadre de sa Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée 2015-2030 qui vise à favoriser une croissance économique diversifiée, inclusive verte et durable, réductrice des inégalités et orientée vers la création d'emploi.

Le but recherché par les autorités nationales est de faire en sorte que le désengagement des humanitaires soit mieux pris en compte à travers l’investissement dans des projets communautaires qui favorisent l’autonomie progressive des réfugiés maliens et diminue leur impact sur la population hôte.

Dans ce cadre, les Fonds IDA 2018 contribueront à transformer les opportunités économiques locales de manière rapide et d’améliorer la protection sociale et l’accès aux services de base

Dans cette perspective, les activités avec le HCR et les autres partenaires techniques et financiers au cours des prochaines années viseront à approfondir la recherche de solutions locales, tant que les conditions ne seront pas mûres pour le rapatriement organisé des réfugiés maliens et d’autres réfugiés urbains tels que les Centrafricains ou les Syriens par exemple.

Monsieur le Président

Mesdames et messieurs

Dans le contexte de cet important Segment de Haut Niveau sur l’apatridie, il me semble important de souligner les conséquences de l’apatridie qui prive les personnes de services de base, les marginalise et les expose à l'exploitation et aux abus, en particulier les personnes vulnérables.

La Mauritanie reconnaît aussi que le déplacement forcé des réfugiés peut conduire à l'apatridie et la responsabilité du pays d’accueil dans ce cadre est de réduire les risques d’apatridie.

Le code de la nationalité mauritanienne adopté en 1961 constitue un rempart contre l’apatridie puisqu’il institue la transmission de la nationalité par le père et la mère et réduit ainsi, les risques d’apatridie.

Le code national de l’Etat civil adopte en 2011 a institué un registre national des populations avec les données biographiques et biométriques avec, à ce jour, l’enrôlement de 3.594.001 personnes soit 81 pour cent de la population mauritanienne

Monsieur le président

Mesdames et Messieurs

Depuis le lancement de la Campagne #J’appartiens en 2014, la République Islamique de Mauritanie est fière de rapporter les réalisations suivantes qui contribuent directement à l’Action n°7 du Plan d’Action Global : « Assurer l'enregistrement des naissances pour la prévention de l'apatridie » et à l’ODD 16.9 :

Dans ce cadre, la Mauritanie a mis en place en 2017 une Commission Nationale facilitant la procédure d’identification des citoyens à des fins d’enrôlement à l’état civil des cas complexes restants, avec des commissions décentralisées dans toutes les communes du pays.

En 2018, une nouvelle procédure facilitant l’enregistrement à l’état civil des réfugiés maliens de Mbera a aussi été établie. Elle a été élargie aux réfugiés urbains en 2019.

Elle est accompagnée de la délivrance de certificats de naissance aux enfants de réfugiés nés en Mauritanie ainsi que de cartes d’identité sécurisées aux réfugiés âgés de 10 ans et plus.

Monsieur le Président

Mesdames et Messieurs

Conformément aux orientations du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh EL GHAZOUANI, la République Islamique de Mauritanie s’engage pour les cinq dernières années de la campagne J’appartiens à :

  1. Enregistrer tous les réfugiés auprès des services de l’état civil et leur délivrer un numéro d’identification national et permettre leur inclusion dans les systèmes statistiques nationaux ;
  1. Délivrer des actes de naissances à tous les enfants nés en Mauritanie ;
  1. Faciliter l’accès aux services d’enregistrement et de documentation des faits d’état civil à tous les réfugiés en Mauritanie ;
  1. Accéder à la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.

La République Islamique de Mauritanie est ainsi fière de pouvoir contribuer aux engagements globaux à mettre fin à l’apatridie d’ici 2024 telle qu’elle s’y est engagée lors de la Déclaration d’Abidjan sur l’Eradication de l’Apatridie en 2015 et de la Déclaration des Etats membres de la Ligue Arabe en 2018.

Merci de votre attention