AMBASSADEUR BAL MOHAMED EL HABIB

Né le 2 décembre 1956 à Boumdeid ;  dans la wilaya de l’Assaba à l’est de la Mauritanie  dans une famille de référence dans le domaine du soufisme. Son excellence Monsieur le Président de la République, est marié  et  père de 6 enfants

Formation

Durant son enfance, Son Excellence Monsieur le Président de la République a suivi parallèlement à l’éducation ordinaire un enseignement originel qui lui a permis de réciter le Saint Coran alors qu’il était encore à la cinquième année du Fondamental.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il a rejoint les forces armées pour entamer une phase d’instruction alliant formation militaire et éducation publique.

Dans le domaine militaire, il a poursuivi de nombreuses formations et cours et a reçu nombre de certificats :

  • Cours d’Etudes Militaires Supérieures en Jordanie ;
  • Cours d’Etat- Major ;
  • Cours de perfectionnement avancé en Cavalerie ;
  • Cours de perfectionnement à l’Eole Militaire d’Atar ;
  • Brevet parachutiste ;
  • Formation d’officiers à l’Académie Royale Militaire de Meknès.

Dans le domaine de l’éducation et de la formation publique, il a obtenu un Master en sciences administratives et militaires ainsi qu’un diplôme universitaire en études juridiques.

Expérience professionnelle

Avant son élection au premier tour de la Présidentielle du 22  juin 2019, Son Excellence a occupé les postes de haut niveau suivants dans les systèmes politique et militaire :

  • Ministre de la Défense nationale, d’octobre 2018 à mars 2019 ;
  • Chef d’Etat- Major Général des Armées d’avril 2013 à octobre 2018, date de sa retraite ;
  • Président du Conseil de Défense en 2009 ;
  • Chef d’Etat- Major National de 2008 à 2013 ;
  • Directeur Général de la Sûreté Nationale durant la période 2005 – 2008 ;
  • Membre du Haut Conseil d’Etat 2008 – 2009 ;
  • Membre du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie 2005 – 2007 ;
  • Chef du 2ème bureau à l’Etat- Major national 2004 – 2005 ;
  • Commandant du bataillon blindé durant la période 1991 à 2004 ;
  • Aide de Camp du Président de la République de 1987 à 1991 ;
  • Responsable de plusieurs commandements et services de l’Armée de 1981 à 1987 ;

Nominations aux grades successifs

Sortant de l’Académie militaire avec un Brevet de Chef de Section, il est promu sous- lieutenant en juillet 1981. Il évolue normalement dans ses différents grades d’officier, jusqu’à sa promotion au grade de Général  de Brigade en avril 2008 puis au grade de Général de division le 1er janvier 2012.

Décorations honorifiques

Au cours de sa carrière Son Excellence a reçu de nombreuses décorations nationales et étrangères :

  • Chevalier de l’Ordre du Mérite National ;
  • Commandeur de l’Ordre du Mérite National ;
  • Médaille du Roi Abdel Aziz 1ère classe ;
  • Commandeur de la Légion d’Honneur Française.

Autres Institutions Constitutionnelles

L'Assemblée Nationale

La Cour Suprême

Le Conseil Constitutionnel

La Cour des Comptes

Le Conseil Economique et Social

La Commission Nationale des Droits de l'Homme

Histoire

La situation géographique de la Mauritanie, à l'extrémité sud-ouest du désert et au contact direct des peuplements de l’Afrique postérieurs à l'époque néolithique, en a fait l'intermédiaire entre le Maghreb et l'Afrique sub-sahéliennes.
Quelques siècles avant l'Hégire, les populations nord-africaines, par l'usage du chameau, jouèrent un rôle décisif dans la domination du Sahara. Grands nomades caravaniers, ils assurèrent, dans ces espaces difficiles, le trafic entre l'Afrique du Nord et Bilad Essoudane.
Au Xème siècle, les Almoravides rassemblèrent certaines tribus de l’espace saharien. Partant de leur capitale, Azougui, ils créèrent, au nord, un vaste empire englobant l'ouest du Maghreb et l'Andalousie dans l'Espagne méridionale.
Au sud, après leur victoire sur Aoudaghost et Koumbi Saleh, ils établirent, au XIème siècle, leur domination sur l'ensemble de l'empire du Ghana.
Dès la fin du XIIème siècle, la Mauritanie méridionale devint une province extérieure des deux grands empires soudanais, Mali et Songhay.
Les itinéraires entre le Niger et le Maghreb favorisèrent au XIVème siècle l'exploitation des salines de Teghaza et l'essor de la petite cité d’Oualata.
D'autres villes, Chinguitty, Ouadane, se développèrent.
Les navigateurs portugais passèrent le cap Bojador en 1434 et prirent contact, au cours de leurs navigations annuelles, avec les Maures du banc d'Arguin (1445) et atteignirent l'estuaire du Sénégal en 1446.
Presque à la même époque, les tribus Hassanes, nomades arabes venus de Haute-Egypte, occupèrent le Sahara occidental puis se fixèrent dans le nord de la Mauritanie, repoussant devant eux les tribus Sanhaja ou les soumettant.
Au XVIIème siècle, la tension entre ces tribus (Mghafra) et (Zouaya) fut telle qu'une longue guerre de plus de trente ans les opposa.
A la fin de cette guerre marquée par la bataille de Tertillas, un nouvel état mauritanien s'instaura. Les Maghfras et les zouaya en constituèrent, respectivement, l'autorité de l'épée et l'autorité de la plume.
Foyers de culture musulmane et centres d'échanges régionaux, de nouvelles villes se développaient: Tinigui, Tidjikja, Tichit, Kasr el-Barka, Rachid, tandis que les anciennes métropoles, Chinguitty, Ouadane et Oualata, participaient encore à un trafic caravanier plus restreint.
Mais, peu à peu, une organisation régionale des tribus s'instaurait. Ainsi naquirent et survécurent, malgré des guerres fratricides, les quatre grands émirats: Trarza, Brakna, Tagant et Adrar.
Aux frontières méridionales s'établirent des dominations musulmanes telles l'Etat du Fouta Toro (XVII-XVIIIe siècles) puis le royaume du Oualo qui furent en conflit presque permanent avec les émirats du Trarza et du Brakna.
Sur le Sénégal, le commerce de la gomme, activité essentielle des négociants de Saint-Louis, était pratiqué le long du fleuve et sur la rive atlantique.
Le fort de Portendick et les petites baies au nord de l'estuaire étaient autant de terrains où s'affrontèrent les ambitions coloniales au XVIIIe siècle. Dès 1815, le naufrage de la Méduse, échouée sur le banc d' Arguin, annonçait le trafique maritime croissant des flottes coloniales européennes.
La vallée du Sénégal, zone d'expansion française, itinéraire de pénétration du commerce de Saint-Louis, fut aussi l'axe d'une conquête coloniale. Faidherbe, accusant les tribus du Trarza et du Brakna d'être responsables de l'insécurité des relations sur le haut-fleuve, annexa le Oualo en 1855 et prépara le terrain à l'occupation de la rive mauritanienne.
Au Trarza, des tentatives pour l'instauration de la paix entre clans et tribus, trop divisés par des guerres tribales, eurent lieu dans le seul respect des principes coraniques.
Les efforts d'unification se heurtèrent aux projets coloniaux de liaison impériale que l'administrateur, Xavier Coppolani, échafauda dès 1899 sous la forme d'une Mauritanie Occidentale.
Malgré l'opposition espagnole, dont les intérêts au nord du cap Blanc furent reconnus en juin 1900, le protectorat français fut d'abord imposé aux émirats du Trarza et du Brakna, puis au Tagant.
La forte résistance des tribus du nord, entraîna l'occupation de l'Adrar en 1908 et du Hodh en 1911.
Après l'accord franco-espagnol de 1912 fixant les frontières du pays (expédition sur Smara en 1913), la liaison, avec le Sahara algérien, a été réalisée en 1920.
La Mauritanie devint cette année là une des colonies de l'Afrique Occidentale Française dans ses frontières du début du siècle.

Géographie

 

Mauritanie carte

Pays d'Afrique de l'ouest, la Mauritanie se situe entre 15eme et 27eme degrés de latitude nord et 5eme et 17eme degrés de longitude ouest. La Mauritanie est un pays charnière entre l'Afrique de l'Ouest, le Maghreb et le Sahara.

Indépendante depuis le 28 novembre 1960, la République islamique de Mauritanie est limitée du Nord-Ouest au Nord-Est par le Sahara occidental (1561km) et l’Algérie (463km), au Sud par le Sénégal (813km), du sud à l’Est par le Mali (2237 km) et à l’Ouest par l’Océan atlantique (754 km). 

Avec une superficie de 1030 700km2 et une population d'environ 3,9 millions d'habitants, la Mauritanie jouit d'une richesse loin d'être négligeable. 

En plus de ses minerais de fer, exploités depuis l'indépendance et sa richesse halieutique considérable est devenu depuis 2006 un pays exportateur de pétrole. Par ailleurs, les indices de l'existence des métaux précieux, dans le sous-sol, annonce un lendemain meilleur. 
Et si la Mauritanie demeure un pays pauvre, un pays des plus pauvres de sur croix, c'est a cause des conditions climatiques largement défavorables et le poids supporté, depuis un demi-siècle, d'un lourd héritage colonial brisant et l'évolution sociale et le processus du développement antérieur. 

Actuellement, tout en œuvrant pour leur épanouissement économique et pour le renforcement de leur unité nationale, les mauritaniens assument pleinement leur rôle de fédérateurs comme l'avaient fait, jadis, leurs ancêtres.

En effet, ces hommes, avec leur position géographique et sociale charnière entre le Maghreb et l'Afrique au sud du Sahara, ont joué, depuis le moyen âge, et jouent, jusqu'à nos jours, le rôle de propagateur d'un Islam authentique et tolérant. Conscients de ce rôle de passerelle, Ils ont toujours agi pour la paix, pour la compréhension mutuelle et pour le rapprochement entre les peuples arabes et négro-africains.

Économie 

Les vastes programmes de réformes dans tous les domaines engagé en Mauritanie ainsi que la perspective de l'exploitation des différentes richesses du sous-sol, notamment le pétrole tout cela permet au pays de débuter son nouveau millénaire avec espoir et optimisme.

Actuellement, l'édifice de l'économie mauritanienne repose sur plusieurs secteurs dont, entre autres, l'extraction minière, la pêche industrielle, le commerce et le secteur agropastoral.

En effet, l'exploitation du minerai de fer des gisements de la région de Zouerate avec celui du cuivre, de l'or d'Akjoujt et du gypse de Ndghamcha constituait depuis longtemps les principales ressources d'exportation. Au début des années 80, commence l'exploitation des ressources halieutiques pour devenir maintenant la première richesse du pays.

En plus, le commerce joue un rôle central dans l'économie. Et c'est normal dans une Mauritanie de traditions commerciales ancestrales et voie de passage des caravanes du négoce médiéval entre l'Afrique du nord et l'Afrique au sud du Sahara.
Il n'est pas étonnant donc de voir les Mauritaniens s'adapter, remarquablement, avec le contexte de la globalisation, avec les règles et le fonctionnement du commerce international.
Enfin, le secteur agropastoral, avec ses 20 % du Produit Intérieur Brut, constitue un autre pilier pas moins important que les autres dans cette économie. Mais il reste malheureusement tributaire des aléas climatiques et ne permet pas d'atteindre l'autosuffisance pour assurer la sécurité alimentaire.